Chaque chemin comporte son lot d’obstacles présents sous diverses formes
Quelques simples ronces égratignant sournoisement les chevilles,
Une végétation sauvage empêchant d’entrevoir clairement le sentier à suivre,
Un arbre ou un mur bloquant net toute progression,
Parfois même, la neige ralentissant chaque pas.

Ma réaction est toujours différente à la vue d’un obstacle.
À certains moments je fonce, essayant de limiter au maximum les dégâts.
À d’autres, je prends le temps de réfléchir au meilleur moyen de le franchir.
Et parfois, dans les pires cas, je me retrouve bloqué par le stress avant de retrouver enfin calme et esprit de réflexion.

Il m’est également arrivé de rebrousser chemin, l’obstacle paraissant trop imposant. Cette prise de décision m’a toujours laissé avec une inconfortable question : aurais-je pu franchir cet obstacle ?

Bien que cette interrogation semble légitime, j’oublie parfois l’initiateur d’un tel doute. Celui qui semble de façon trompeuse poser les bonnes questions et qui pourtant m’amène à biaiser certaines vérités. L’ego, voilà le nom de cet ami difficile à maîtriser !

Cependant, je n’ai pas envie de l’écouter. Non, je préfère me poser une question plus légitime :
Quelles sont les réelles raisons qui m’ont poussé à changer de chemin ?
Est-ce un choix de raison ou de fuite, voilà une question qui me séduit bien plus.

Deux options s’offrent à moi : imaginer les mille et une réactions que j’aurais dû avoir face à cet obstacle ou comprendre un peu mieux ma décision.
Mon choix est fait, tout comme celui de me focaliser sur cette nouvelle direction que j’ai choisi de prendre.
Ainsi je laisse cet obstacle derrière moi afin de tirer les juste conclusions de mon expérience et repartir libre vers cette nouvelle direction.

Photo : Stuck in Customs