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 Nicolas Pène - Spécialiste en Ennéagramme & Lecture de Personnalité

Comment développer votre mémoire en vous amusant ? Jean-Yves Ponce expert en mémorisation vous dit tout

  • Avez-vous du mal à vous rappeler des choses importantes ?
  • Est-il difficile pour vous de mémoriser le prénom des personnes que l’on vous présente ?
  • Aimeriez-vous avoir une mémoire d’éléphant et ce, quel que soit votre âge ?

Si vous vous posez la question sachez que oui, il est possible de développer votre mémoire et nous allons voir aujourd’hui comment. En effet, notre cerveau est capable de grandes choses et aujourd’hui nous n’exploitons qu’une faible partie de nos ressources.

Imaginez si vous aviez accès à toutes ces ressources… que feriez-vous ?

Ainsi, pour vous aider à toujours plus à exploiter votre potentiel caché, j’ai interviewé pour vous un véritable expert en mémoire : Jean-Yves Ponce, auteur du blog de référence Potion de Vie (que vous connaissez surement si vous vous intéressez à ce sujet).

Dans cette interview il vous explique comment il a réussi à mémoriser un jeu de cartes en moins d’une minute, les 1000 premières décimales de Pi, toutes les stations du métro parisien et bien plus encore…

Regardez sans plus attendre cette interview de Jean-Yves, expert en techniques de mémorisation :


Développez tout de suite votre mémoire, Lisez ici le livre de Jean-Yves

Transcription de l’interview de Jean-Yves Ponce, expert en mémoire :

Nicolas Pène : Bonjour à tous et bienvenue pour cette nouvelle interview. Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’inviter un expert en mémoire et en efficacité du nom de Jean-Yves Ponce. Donc bonjour, Jean-Yves

Jean-Yves Ponce : Bonjour Nico

Nicolas Pène : Avant de commencer cette interview, et avant de rentrer dans le vif du sujet, d’expliquer un petit peu différentes techniques et des choses super intéressantes sur tout ce qui est lié à la mémoire.  Est-ce que tu peux te présenter à nous, nous dire qui tu es, ce que tu fais?

Jean-Yves Ponce : Je m’appelle Jean-Yves Ponce, j’ai 35 ans et je suis blogueur spécialisé dans le thème de la mémoire et aussi bibliothécaire à temps plein. C’est-à-dire j’ai un boulot à temps plein et dés que je rentre chez moi, je poste des articles, et j’aide les gens, les étudions à avoir une meilleure mémoire et à développer leurs capacités intellectuelles au maximum. Pour qu’ils puissent réussir en examens passer des concours etc.…

Nicolas Pène : Donc ta spécialité c’est la mémoire. Ce qu’on peut voir puisque cela fait quelques années que je te suis via ton blog « Potion de Vie ». Et c’est vrai que la mémoire et quelque chose que tu maitrise vraiment bien. Est-ce que tu peux déjà nous dire comment ça t’es venu. Qu’est ce que ça t’intéresse la dessus ? Pourquoi tu as commencé à t’intéresser à ce sujet ?

Jean-Yves Ponce : Pour la petite histoire ; je suis venu à créer « Potion de Vie », mon blog sur la mémoire en surfant sur You tube, tout simplement. Alors comment ça m’est venu ? Un jour j’ai découvert la vidéo d’un gars qui s’amusait à mémoriser des jeux de cartes, comme ça, de mémoire de tête, sans aucune aide sans rien, c’était pas un logiciel, c’était rien du tout, et le gras il récitait des tonnes et des tonnes de cartes et toutes étaient justes. Mois je me dis bon c’est bien, un gars qui a une bonne mémoire, rien de mal et là à la fin le gars dit : « N’importe qui peut le faire. En fait, j’ai une mauvaise mémoire – le gars il dit- mais n’importe qui peut vraiment le faire ». Alors là ça m’a fait tiqué et je me suis dit tiens je vais essayer. 

Je me suis plongé dans tout ce qui concerne la mémoire. Toutes les techniques antiques pour mémoriser. Je me suis rendu compte que les orateurs grecs avaient déjà des techniques pour mémoriser leurs discours pour les proposer à la foule et j’ai décidé d’utiliser cette technique pour faire comme le gars de la vidéo, et pour pouvoir commencer à utiliser ma mémoire et la pousser au-delà de ce que je pensais possible. Puis ça a marché ! A force de travail, d’affinement de petites techniques, je suis parvenu à mémoriser mes premiers jeux de carte. Après je suis parvenu à  mémoriser des pages d’encyclopédies, après des concours des tests, après les décimales de Pi. J’ai testé absolument, j’étais comme un gosse qui avait découvert un nouveau pouvoir. Tu imagines Harry Potter qui se balade sur une plage et qui tombe sur une baguette magique. J’étais exactement dans le même état d’esprit. Et je me suis dit, il faut absolument que je partage ça, parce qu’en France, et je ne sais pas pourquoi, il y’a très peu de ressources à ce sujet. Je me suis dit c’est le moment de partager tout ce que j’apprends sur la mémoire. J’ai vu que ça pouvait aider les étudiants à passer les examens, à réussir leurs diplômes …  Avoir une bonne mémoire c’est un fort potentiel, et c’est comme ça que je suis venu à lancer mon premier article sur Potion de Vie.

Nicolas Pène : Justement, c’est intéressant puisque tu parles des différents défis, et j’avais suivi ton premier avec la mémorisation des jeux de cartes jusqu’aux décimales de Pi, pour lesquels tu as mémorisé 1000 décimales c’est ça ?

Jean-Yves Ponce : 1008, en fait le défit c’était de mémoriser 1000. Déjà un truc de dingue, mémoriser les décimales de PI, ça sert à rien, on est clair là-dessus. Mais moi ce qui m’intéressait, c’est de me mettre au défi, de pousser la mémoire à des trucs que personnes n’aurait pensé. Pour moi, mémoriser 1000 chiffres ce n’est pas possible, à la suite comme ça sans faire d’erreur !!! Dans la vidéo du défi, j’ai mémorisé 1246 mais j’ai fait une inversion qui m’a couté d’échouer à la 1009ième.

Ca aussi, tout comme le gars de la vidéo qui m’a incité à lancer Potion de vie, j’affirme que n’importe qui peut le faire. Même toi Nico tu peux le faire en une semaine. Ce ne sera peut être pas utile dans ta vie mais tu pourra le faire. Facilement.

Nicolas : C’est pour ça que ça m’intéressait de t’interviewer. Comment est-ce que moi… je ne m’imagine pas, comme toi avec le jeu de cartes,  aujourd’hui arriver à mémoriser 1000 décimales. Je me dis ce n’est pas possible.

Jean-Yves : En fait pour mémoriser des choses comme des chiffres, des cours difficiles avec plein de termes barbares  tu arrives à peine à les lires, que ta langue elle fourche à chaque fois que tu essayes de les lire à haute voix. Le secret c’est de les accrocher à des choses mémorables, à des choses que tu ne peux pas oublier ; tes souvenirs personnels. Les chiffres je leur donne du sens. En fait chaque groupe de deux chiffres représente une personne qui fait une certaine action avec un certain objet. Pour moi par exemple, dis moi un chiffre en 0 et 99.

Nicolas : 77

Pour moi c’est Dark Vador le 77. Dès que je vous 77 je vois Dark Vador. C’est quand même plus facile à retenir. Si je vois 77 77 je vois Dark Vador avec son sabre. C’est plus facile à retenir.

Nicolas : Si je te rajoute un 37 ?

Jean-Yves : Là, c’est Dark Vador qui fait de la moto. Dark Vador avec son sabre laser sur une moto. Déjà c’est l’esprit des techniques que j’enseigne dans mon livre : Napoléon joue de la cornemuse dans un bus. C’est dans le même esprit. En faisant ce travail qui peut être, là on parle des chiffres, mais on peut transposer aux cours difficiles à apprendre, la médecine, l’immobilier, l’aéronautique, la mécanique, des trucs que je n’avais jamais étudiés, j’ai pu mémoriser des trucs grâce à ça. Tu rends l’information mémorable, tu l’attaches à quelque chose que tu connais et tu la stocke à un endroit. Pourquoi un endroit parce que la mémoire humaine est plus douée à mémoriser les lieux qu’à mémoriser bêtement sur un papier en fait. Tu veux un petit exercice ? Imagine toi. Tu es devant la porte de ta maison et tes lecteurs peuvent le faire en même temps. Tu vois Barak Obama, il est devant ta porte d’entrée. Tu ouvres ta porte d’entrée et tu trouves un Dragon qui serpente en l’air. Tu vois le dragon dans ton hall d’entrée ? Tu l’imagines quelle couleur.

Nicolas : J’ai mis un petit dragon vert d’un mètre car il faut qu’il rentre dans le couloir.

Jean-Yves : Là tu rentres dans ton salon et tu vois un samouraï. Tu vas comprendre plus tard. Tu le vois sur ton canapé en train de tailler son sabre. Ensuite dans ta cuisine tu sens une bonne odeur, un bon gâteau au chocolat. Eh bien là dans ta cuisine tu as Angela Merkel. C’est quand même assez mémorable. Et là tu rentres dans ta chambre et qu’est ce qu’il y a dans ton lit. Une énorme tour Eiffel qui clignote.

Nicolas : Tu as mis un sacré bordel chez moi.

Jean-Yves : Et ce n’est pas fini. Dans ta salle de bain du vois un ballon de foot qui rebondit et casse tous tes miroirs, les vitres de ta baignoire. Tu vois ça aussi. Alors maintenant je vais te poser une question. Qu’est ce qu’il y avait dans ton hall d’entrée.

Nicolas : Barack Obama. Euh non c’était le dragon.

Jean-Yves : Il était où lui ?

Nicolas : A l’entrée.

Jean-Yves : Qui c’est qui était dans ta cuisine ?

Nicolas : Angela Markel.

Jean-Yves : Dans ta chambre.

Nicolas : Une tour Eiffel sur le lit.

Jean-Yves : Les gens qui ont fait l’exercice, je suis sur que eux aussi ils savent ce qu’il y a dans la salle de bain. Il y a quoi ?

Nicolas : Un ballon qui rebondit partout.

Jean-Yves : Pourquoi j’ai pris ces images et pas d’autres. En fait je viens de te faire mémoriser la liste des six pays les plus riches. Obama c’est pour les Etats unis, le dragon c’est pour la chine, le Samouraï c’est pour le Japon, Angela Merkel c’est pour l’Allemagne, la tour Eiffel c’est pour la France et le ballon de foot c’est pour le Brésil.

Nicolas : D’accord !

Jean-Yves : Une information qui avait déjà du sens, je l’ai rendu mémorable avec un Samouraï qui aiguise son sabre sur ton canapé, dans un lieu unique. Normalement Angela Merkel tu ne peux pas l’oublier cette image.

Nicolas : Surtout si elle fait un gâteau.

Jean-Yves : J’ai rendu une liste difficile, facile à mémoriser. Et c’est ça que je propose de faire sur Potion de vie et avec mon livre je propose de rendre des informations normalement difficiles à mémoriser, à les rendre en un jeu. Tu t’éclates à apprendre. C’est ça que je veux faire sur mon blog. Que les gens s’éclatent à apprendre.

Nicolas : Pour l’apprentissage il y a deux étapes si je comprends bien. Il y a la première étape où tu fais les associations et ensuite la seconde étape où tu fais la mémorisation.

Jean-Yves : Tu prends tes informations et tu les stocks ou tu veux dans ta mémoire. Tu organises ta mémoire comme si tu construisais un meuble, comme si tu rangeais ton appartement. Tu les ranges dans des endroits précis que tu ne peux pas oublier ce qui te permettra en temps voulu d’avoir accès à ces info facilement et d’ouvrir la porte du tiroir où tu les as rangé. Alors que d’habitude, ce que le système scolaire fait, c’est de dire vous apprenez ça ça ça et ça. On se contente de faire du par cœur, de répéter jusqu’à ce que ça rentre. Le truc c’est que de faire ça, ça rend ding, tu n’en peux plus surtout si les informations sont froides, si elles ne t’évoquent rien. Ce n’est pas très efficace à long terme. Pour tous ceux qui nous écoutent, qui ont passé des examens, est-ce que vous souvenez toujours, 6 mois après de tout ce que vous avez appris à l’école pendant l’année. Moi en tous cas j’ai tout oublié.

Nicolas : Je valide.

Jean-Yves : Alors qu’en stockant des informations comme ça, en le rendant mémorable, ils restent en tête beaucoup plus longtemps. Ca t’aide à apprendre ce que tu veux. Tu redécouvres le sens d’apprendre. Ca t’aide à passer n’importe quel concours, examen et ça c’est quand même un sacré avantage de nos jours.

Nicolas : C’est un avantage radical par rapport à tout le monde. Tout le monde est sur des méthodes d’apprentissage classique. D’un point de vue de l’efficacité c’est toujours des petits trucs que 99% des gens ne connaissent pas et qui amènent des résultats incroyables.

Jean-Yves : Et rapidement en plus. Quand j’ai commencé à mémoriser des trucs inutiles comme un jeu de cartes. Quand j’ai vu que j’arrivais à le faire je me suis dit c’est pas possible. Il faut que tout le monde le sache. J’avais envie de le crier sur tous les toits.

Nicolas : Et alors sur le jeu de cartes si je comprends bien, tu avais pris chacune des cartes du jeu et tu avais associé quelque chose, un élément à ces cartes.

Jean-Yves : Imagine que chacune des cartes de ce jeu représente quelqu’un. Imagine que chaque fois que tu vois le quatre de Cœur tu vois une robe de mariée. Si chaque fois que tu vois l’As de trèfle tu vois ton meilleur ami, chaque fois que tu vois l’As de pic tu vois la mort, chaque fois que tu vois l’as de cœur tu vois ta copine. Tu vois ? Il y a des cartes qui sont faciles à relier. Si tu fais ça pour chaque carte, si chaque carte t’évoque quelqu’un de manière quasi instantanée, tu peux même en mémoriser tout le jeu de carte sans problème. Tu peux même en mémoriser plusieurs, dans le désordre, couleur par couleur etc. C’est encore une fois le même procédé. Tu transformes des informations froides, tu les rends mémorables et ensuite tu les stockes.

Nicolas : Ce n’est pas difficile après ? Si tu mets une personne par carte, du coup tu dois mémoriser l’ordre d’arriver des personnes.

Jean-Yves : C’est là qu’entre en jeux la partie stockage. Toutes tes cartes représentent une personne. Comment les mémoriser dans l’ordre. Comme dans l’exercice tout à l’heure, d’abord ta porte d’entrée, après le hall, après le salon après la cuisine et après ta chambre. Tu vois tu as une séquence plus ou moins logique. Si tu reproduis cette séquence pour stocker l’autre information comme tes cartes tu ne perdra pas l’ordre. C’est de lieux ou tu n’as pas besoin d’être pour pouvoir circuler mentalement. Tu sais déjà l’emplacement des choses. Ta mémoire à long terme sait déjà ou se trouvent les choses. Tu n’as plus qu’à stocker des trucs dedans et foutre le gros boxon chez toi effectivement.

Nicolas : Donc plus ta maison est grande plus tu vas pouvoir mémoriser de choses.

Jean-Yves : J’ai pris l’exemple de la maison mais tu peux prendre ton lieu de travail etc. Une fois j’avais fait une séquence entre mon siège et les toilettes. Tout peut servir de séquence logique. Tant que c’est logique pour toi. Tu peux te servir de la maison de ton ami, de ton lieu de vacances, et même de mondes virtuels quand tu joues à des jeux vidéo.

Nicolas : D’accord et après l’idée c’est que tu connaisses bien le lieu sur lequel tu vas faire ta mémorisation.

Jean-Yves : Oui car c’est beaucoup plus facile de mémoriser des lieux que de mémoriser des informations plates. Tu vas deux fois dedans, tu regardes des photos et tu te souviens ou s’était. C’est plus facile que de l’écrire sur un papier. Quand tu prends des notes sur quelque chose, et que tu rentres chez toi le soir, je n’ai même pas envie de relire mes notes. Si je les stockes directement dans des lieux je n’ai même plus besoin de les noter. Je sais que j’ai fait des rapports d’activité sans papier, sans note. La mémoire est vraiment utile dans énormément de domaines. Toujours le même principe, donner du sens aux informations et ensuite les stocker dans des endroits que tu ne peux pas oublier. Tu les prépares à l’avance ces endroits. J’ai pris la maison mais absolument tout peut servir d’endroit de stockage. Des photos de vacances peuvent servir si tu les connais bien ces photos. Ton école, la maison de tes amis, de tes parents, des mondes virtuels, des séquences de film. Si tu es fan d’un film tu l’as regardé plein de fois. Donc tu sais quelle scène se passe avant telle autre.

Nicolas : D’accord donc tu ajoutes quelque chose chaque fois sur les scènes de ces films.

Jean-Yves : La musique. Si t’es passionné de musique tu sais quel couplet vient avant tel autre, quelle parole vient avant telle autre. Pareil ça peut servir d’endroit de stockage. Ce sont des techniques plus avancées mais que j’apprends aussi à travers mon blog et mon livre. Comment tu peux faire ça pourra mener ta mémoire à des endroits vraiment … Tu peux devenir vraiment, ça fait peur comme mot, un génie. Avec ça tu pourrais aux yeux des gens qui ne connaissent pas cette technique, c’est à dire 9 personnes sur 10, peut être même plus, tu pourrais devenir un génie parce que tu sais utiliser ta mémoire correctement. Ca s’apprend. Ce n’est pas quelque chose d’inné comme on pourrait le penser au début. Ca s’apprend. J’apprends aux gens des techniques pour qu’ils puissent les utiliser dans la vie professionnelle, personnelle, scolaire etc.

Nicolas : Au niveau de ton entrainement, de ton développement de ta mémoire, plus tu travailles plus tu l’enrichis. Tu t’améliores sur ce travail là.

Jean-Yves : Il ne faut pas commencer direct à vouloir faire des défis comme moi. Tu commences petit bout par petit bout en fait. Tu commences par des exercices tout simples comme mémoriser les 6 pays les plus riches du monde. Tiens donne moi le quatrième par exemple.

Nicolas : SI je ne dis pas de bêtises c’est l’Allemagne.

Jean-Yves : C’est ça, c’est l’Allemagne, c’est Angela Merkel dans ta cuisine qui fait un gâteau au chocolat.

Nicolas : C’est génial.

Jean-Yves : Si tu avais lu cette information, tu aurais déjà oublié cette information. Tu aurais déjà regardé le papier.

Nicolas : C’est énorme.

Jean-Yves : Je suis sûr que si je te demande à la fin de la vidéo ou dans une semaine tu t’en souviendras. C’est ça la puissance des techniques de mémorisation. Tu commences avec des petites choses comme ça pour habituer ton cerveau à avoir le reflexe de mémoriser des choses surprenantes. Mémoriser un ballon tout con. Je ne t’ai pas fait mémoriser un ballon qui ne bouge pas. Je t’ai fait mémoriser un ballon qui casse tout. Tu rends les informations mémorables.  Tu associes. Est ce que tu connais des gens qui te font penser à des choses qui n’ont rien à voir.

Nicolas : Oui, tout à fait.

Jean-Yves : C’est dans ce sens là. Tu prends les choses et tu les associes à autre chose. Même si ça n’a pas de rapport, ton cerveau a déjà des connexions établies, il connecte déjà les informations auxquelles tu es confronté et les connectes à des choses. Donc il faut ce servir de ces crochets, de ces connexions, pour mémoriser les choses que tu veux vraiment retenir. Tu commences par des petites choses si tu veux t’améliorer. Apres tu passes à des choses plus grosses. Il faut que ça reste un jeu tu vois. Il ne faut pas que ça devienne une corvée. Il ne faut pas que tu t’en serves directement comme de la baguette magique qui va te permettre de tout mémoriser. Oui ça va te permettre de le faire mais si tu veux direct atteindre ce résultat tu ne vas pas y arriver. Tu commences par les petites choses et après tu augmentes, tu augmentes. Et quand tu te rends compte que tu augmentes de plus et plus et la qualité de ta mémorisation est la même. Tu vois tu rajoutes des informations mais tu n’es perds pas. Et puis si j’ajoute ça, et si j’essaye un peu plus et puis j’en ai marre et je vais carrément mémoriser ça. Pouf les décimales des Pi. Pouf le plan du métro de Paris. Je n’ai jamais habité Paris de ma vie et je connais mieux les plans du métro qu’un parisien.

Nicolas : Et alors tu les connais toujours ces lieux là ? Ca reste imprégné ?

Jean-Yves : Non. Ca dépend. Ca dépend de toi. Contrairement au par cœur ou tu n’as pas la main, tu n’as pas le contrôle. Les informations se balayent d’elle même car tu n’as fait que les répéter. Là avec les techniques de mémorisation tu as le choix de les garder en mémoire en les répétant. Tout est étudié. Il faut que tu les répètes à des intervalles réguliers pour les garder en mémoire à très long terme. Au début tu as besoin de le faire un petit peu de fois puis un peu moins. Si tu répètes tes informations elles pourront s’ancrer définitivement dans ta mémoire. Le truc c’est que tu ne vas pas t’amuser à faire ça pour toutes les informations. Par exemple les mille décimales de Pi ça ne me servait absolument à rien de les mémoriser à vie. Je les ai fait pour le défi et j’ai arrêté de les répéter. Le cerveau a fait son travail et a balayé les informations qui ne me servaient pas et qui étaient inutiles à ses yeux. Pareil pour le métro de Paris. Comme je ne vais pas plus habiter Paris, le cerveau a fini par les balayer. Je l’ai laissé faire son travail.

Nicolas : Moi ça m’avait aussi marqué. J’avais mon ancien numéro de portable que j’avais il y a 7, 8 ans. C’est un numéro que j’avais pendant de nombreuses années. Je le connaissais par cœur. Et aujourd’hui impossible de le retrouver. Comme tu dis, le cerveau a décidé que c’était une information qui n’allait plus être utilisée et il la dégage.

Jean-Yves : En parlant de numéro de téléphone il y a des trucs comme ça. Avant qu’on ne se mette à appuyer une touche pour appeler les gens, avant on composait le numéro. Comme on compose toujours notre code de carte bleu, notre code d’interphone. On le répète tellement de fois on se souvient plus du parcours que des chiffres. La séquence qu’on effectue pour appuyer sur les touches.

Nicolas : Tu le fais les yeux fermés.

Jean-Yves : Ca c’est la moire séquentielle. C’est très utile pour les musiciens notamment qui répètent les mêmes gammes. Il y a des moyens pour travailler ça. Je détaille ça dans mon blog. Tout ça ce sont toutes des petites parties de mémoires que tu apprends à pousser à leur maximum pour pouvoir en tirer le meilleur.

Nicolas : Parce qu’après au niveau de la mémoire tu parlais des musiciens, est ce que il y a des petites subtilités quand tu fais activer une mémoire qui est plus visuelle, auditive ou kinesthésique. Est ce que c’est pris en compte ce facteur là ou pas ?

Jean-Yves : C’est pris en compte. Si tu es quelqu’un de très auditif, tes associations ce seront plus des conversations, des musiques ou des sons que des images qui vont venir. Mais ton cerveau va quand même faire la connexion. C’est juste qu’il va  plus faire la connexion sur des musiques ou des conversations que sur des images. La plupart des gens sont visuels. Ou ils le deviennent facilement à force d’évoquer des images. Mais le statut auditif ça marche aussi, ton cerveau relis les choses. Il les relie juste à des informations différentes. Kinesthésique c’est autre chose. Par exemple tu vas prendre ton stylo et tu vas recopier un mot pour le mémoriser. C’est parque tu vas le ressentir, t’en imprégner. C’est plus ça. Mais le but c’est d’utiliser absolument tout de concert. De temps en temps ca va être des images, des sons ou de l’écrire. Tu utilises tous les sens. Je devrais plutôt parler d’associations mentales plutôt qu’uniquement d’images. Je fais un peu de PNL et on utilise un peu les trois voir les quatre. Tu connais la madeleine de Proust.

Nicolas : Tout à fait. Ce qui est intéressant c’est que les canaux sur les cinq sens, ceux qui sont les moins utilisés, l’odorat et le gout, sont ceux qui imprègnent le plus les informations.

Jean-Yves : Je n’ai pas trouvé d’étude scientifique qui corrobore ceci pour la mémoire olfactive. Mais la mémoire des odeurs n’est pas aussi puissante que la sagesse populaire le dit avec l’exemple de la madeleine. Mais si une odeur te rappelle quelque chose alors autant utiliser ce canal.

Nicolas : Je sais qu’au niveau des ancrages c’est très puissant. Dès que tu as une odeur, un parfum que tu connais tu vas de suite l’associer à une personne ou un événement. Quand je rentre chez les gens tu as une odeur particulière.

Jean-Yves : Tout à fait oui.

Nicolas : C’est très puissant oui et tu peux t’en servir comme technique de mémorisation. Je ne suis pas très doué là dessus mais j’ai certains de mes élèves qui sont hyper forts là dedans. Je sais que c’est largement faisable.

Jean-Yves Ponce : Ce que tu dis c’est très vrai en PNL sur les ancrages. Plus tu enrichis ton expérience par différents sens, le fait de faire jouer tous les sens. Comme on disait l’histoire de l’appartement, si tu sens l’odeur du gâteau au chocolat d’Angela Merkel. Ou si tu rentres dans la salle de bain et que tu as le ballon  qui rebondit sur ta tête et que tu sens qu’il te tape sur le front.

Nicolas : Très bon exemple.

Jean-Yves Ponce : Tu vois dans l’association mentale que j’ai proposée, certains vont plus voir l’odeur du gâteau qu’Angela Merkel. Pour le ballon tu vas trouver des personnes auditives qui vont mémoriser le bruit du ballon en cognant contre de vitre plutôt que de voir le ballon le faire. Le but en fait et d’utiliser tout en même temps. Tu mémorises une association mentale comme des petits films dans ta tète. Ca ne perturbe pas ta santé mentale je te rassure.

Nicolas : Oui en effet tu te dis je deviens complètement taré.

Jean-Yves : C’est plus rigolo qu’autre chose.

Nicolas : Rien que l’exercice je trouve ça très drôle. Il y avait eu des études là dessus d’un médecin psychologue. Le fait de mettre deux choses qui n’ont rien à voir ensemble ça rajoute l’effet comique. Parce que justement tu fais travailler d’un coté la créativité, d’un côté tu as le coté rationnel qui est cassé par quelque chose de complètement loufoque.

Jean-Yves : C’est quelque chose qui revient très souvent chez des gens qui ont beaucoup d’humour spontané. Ils prennent deux choses qui n’ont rien à voir et les associent à une troisième pour former une petite scène. C’est comme ça que tu deviens très fort en humour spontané. Maitriser les techniques de mémorisation peuvent t’aider à devenir plus drôle.

Nicolas : C’est génial. C’est super intéressant tout ça. Bon du coup on a pas mal avancé sur cette interview, il y a pas mal de choses intéressantes. Déjà rien que le fait d’avoir appris les différents pays qui est juste sur la porte d’entrée.

Jean-Yves : Ah tu t’en souviens encore.

Nicolas : Et en plus je me suis rajouté un peu de kinesthésie en lui serrant la main.

Jean-Yves : Tu peux aussi mémoriser la voix d’Obama.

Nicolas : Oui c’est génial. Donc du coup on va pour conclure cette interview, est ce que tu aurais un conseil, bien que tu en ai donné déjà beaucoup. Une recommandation intéressante peut être un peu plus générale pour nos auditeurs.

Jean-Yves : Quelque chose que j’ai envie d’hurler à tout le monde. Vous n’avez pas une mauvaise mémoire, vous avez juste une mémoire sous exploitée. Ce n’est pas la même chose. Une bonne mémoire ce n’est pas inné, ça se travaille. En surfant sur Youtube je me suis mis à mémoriser des jeux de cartes puis je me suis mis à les appliquer pour des choses plus utiles. Enlevez cette barrière qui vous dit que de toutes façons ca ne marche pas avec moi, c’est trop compliqué, j’y comprends rien, de toute façon on a une bonne mémoire ou on n’en a pas. Essayez et vous allez voir. Je suis sur que vous vous souvenez de ce qui se trouve derrière votre porte d’entrée.

Nicolas : C’est un super conseil motivant et tellement vrai sur plein de choses. C’est super. Jean-Yves je te remercie pour cette interview. C’était très intéressant. J’ai moi-même appris beaucoup de choses. Et de toutes façons vous pouvez retrouver le blog de Jean-Yves juste en dessous. Je mettrai le lien aussi du bouquin de Jean Yves. Je vous souhaite une bonne soirée et je vous dis à très bientôt.

Jean-Yves : À bientôt.

Nicolas : Merci.

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