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 Nicolas Pène - Connaissance de Soi (ennéagramme) & Stratégies Business

Les limites du passé

Tout commence par une page blanche… Le vide, le néant… C’est ainsi que, libre de toute contrainte, commence l’écriture d’un nouveau récit.

Ici, le seul obstacle rencontré par la plume de l’auteur trouve ses limites aux bornes de l’imagination. Tout est possible, aucune contrainte n’est réellement présente. Alors, pourquoi ne pas s’orienter dès à présent vers une direction choisie par l’enthousiasme de l’écrivain. Il serait dommage de s’en priver ! C’est ainsi que, tout en remplissant une nouvelle page de son cahier, le voilà pris par le plaisir d’écrire et travailler enfin sur un thème qui le passionne réellement.

Les premiers paragraphes semblent s’écrire tous seuls. Les mots glissent sur cette feuille désormais imprégnée par la thématique de l’histoire. Quant à l’auteur, heureux de pouvoir donner libre cours à son imagination, il apprécie chaque ligne tout en étant impatient d’écrire la suivante. Guidé par cette énergie créatrice, le voilà maintenant avec une véritable histoire, un contexte et, au fur et à mesure des paragraphes un passé.

Oui, car ce qui fut écrit en début de page fait désormais partie du passé. Seulement voilà, maintenant que notre histoire est structurée, l’auteur ne se sent désormais plus aussi libre qu’aux premiers temps. « Il est important de rester cohérent ! » se dit-il. Sans cohérence, comment pourrions-nous donner une consistance à cette histoire.
Peu à peu, cette contrainte vient alourdir les épaules de notre ami, le poids venant jusqu’à écraser l’inspiration des débuts.

Désormais il n’y a plus de nouveaux mots. Malgré les efforts, l’inspiration semble avoir complètement disparue. « Ce n’est pas grave, nous reprendrons demain… »

Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, de nouvelles phrases sont apparues. Ainsi, quelques paragraphes de plus se sont ajoutés à l’histoire contée mais, très vite l’imagination se fait de nouveau défaillante… « Bon nous avons progressé c’est déjà une bonne chose, nous reprendrons demain… »

Les jours se succèdent mais la page a toujours autant de mal à se remplir. Comment se fait-il que l’imagination des débuts ne veuille pas revenir ?

La fin de l’histoire

À cette petite histoire d’écrivain et de page blanche, nous pourrions imaginer deux fins.

La première d’entre elle verrait l’œuvre avancer laborieusement avec une fréquence et une quantité d’écrits toujours plus faible. Jusqu’au jour où, il n’y aurait plus rien.
Plus tard, quelques semaines après l’écriture des dernières lignes, notre écrivain déchirera cette page pour la jeter vite à la poubelle et ne plus penser à ce qui pour lui représente un échec.

Concernant la seconde fin, celle-ci est précédée d’un petit interlude, un moment de pause ou notre écrivain arrêta temporairement sa production afin de réfléchir à son problème pour trouver une solution.

« Quel est le plus grand frein à ma productivité ? »
À cette question, il trouva une problématique unique : la contrainte !
La contrainte de respecter une certaine cohérence, la contrainte de prendre en compte un passé bien plus présent qu’il ne le voudrait.

Ces problématiques là, nous les connaissons également. Que ce soit pour la pratique d’un activité ou l’évolution au sein d’un groupe de personnes, notre passif nous impose malgré nous cette cohérence. Ainsi, nous ne sommes plus aussi libres de mouvements qu’à l’époque où il n’y avait aucune histoire et que la page était alors blanche. Cependant, au delà des limites imposées par l’histoire, nous oublions vite que rien n’est figé. Ce que nous étions à un instant T donné, n’est pas ce que nous sommes aujourd’hui ou serons demain.
Certains tenteront malgré tout de nous enfermer à double tour dans ces boites du passé mais, malheureusement pour eux la seule chose qu’ils enferment est une image tronquée de nous. Dommage pour eux !

Tout comme pour nous, notre auteur s’est senti piégé, enfermé par les éléments passés. Il pensait que les choses devaient continuer à évoluer dans ce même sens. Ainsi piégée par ses propres contraintes, l’écriture s’est ralentie d’elle même.
Heureusement pour notre ami, les perspectives vers lesquelles diriger son histoire sont infinies, et malgré ce que l’on pourrait croire, les limites sont aussi inexistantes qu’à l’époque où la page était vierge.

Dépasser les contraintes d’une histoire linéaire pour libérer toute notre imagination, quoi de plus motivant pour avancer. Ainsi, notre auteur reprit de plus belle son travail, décuplant chaque jour un peu plus sa motivation à écrire. Au fil du récit, son histoire devint plus consistante et riche, cette richesse qu’il réussit à obtenir en cassant le rythme linéaire qu’il s’était lui-même imposé.

Tout comme l’auteur, ne laissez pas les considérations du passé limiter vos perspectives d’évolution. Refusez de réduire vos possibilités à néant pour la simple raison qu’il faut continuer à suivre le fil linéaire et monotone tracé jusqu’à présent.
La véritable liberté n’est pas l’absence de contrainte mais bien la possibilité de choisir librement vers où se diriger.

Photo : |JL62|


...et pour finir, voici quelques liens à VITE regarder : En vous souhaitant une belle découverte 😉


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  1. Julien

    C’est marrant, moi la page blanche me torture plus avant que je n’ai commencé à écrire quoi que ce soit. Dés qu’une phrase est sortie, la suite s’enchaîne facilement!

  2. Desmoulins

    Dans la vie, il faut être positif et il aussi négatif. C’est juste la façon dont les choses se passent. Ne pas passer trop de temps compte tenu de la négative, mais analysez-la. Peser tous les axes possibles. Si vous ne trouvez pas un effet négatif, j’ai de mauvaises nouvelles: C’est probablement une énorme erreur de votre part.
    Si tout est positif, c’est trop beau pour être vrai …

  3. N.

    Julien : En fait cette petite histoire est métaphorique. De plus, quand nous commençons à écrire un article, nous avons tout un passif d’article derrière nous. Par contre, créer un nouveau blog et écrire un premier article reste bien plus simple 😉

    Desmoulins : Je suis tout à fait d’accord, par contre je ne vois pas trop le lien avec cet article.

  4. Seb

    Très bon billet !

    Quelque chose me dit que tu vas aimer ça : Creativity Loves Constraint – http://ecorner.stanford.edu/authorMaterialInfo.html?mid=1530
    Passage tiré d’un speech de Marissa Mayer : Nine Lessons Learned about Creativity at Google – http://ecorner.stanford.edu/authorMaterialInfo.html?mid=1554

  5. Nicolas

    Merci Seb pour ces ressources. J’apprécie en effet 😉

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