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 Nicolas Pène - Formateur, Coach, Conférencier en PNL & Stratégies de Réussites

Pourquoi ne pas avoir osé ?

Pourquoi ne pas oser poser la question ?

Contrairement à son interlocuteur, Guillaume sait pertinemment pourquoi cette conversation a été abordée. Évidemment, c’est lui, et lui seul qui l’a initiée ! Et si l’on y réfléchi bien, cette discussion est orientée autour d’un but. Plus précisément une question que Guillaume connaît tout aussi bien.

Soucieux des réactions de son interlocuteur, il l’a répété mentalement une bonne quinzaine de fois avant de venir la poser.
Pourtant, cette question est toute simple mais, aussi petite que puisse être sa requête, Guillaume a une sainte horreur de demander quelque chose. Il a peur de gêner, déranger, importuner et tout autre synonyme reflétant une seule et même idée.

Ainsi pour importuner le moins possible son interlocuteur, il a décidé d’enrober sa demande par une conversation toute proche du sujet. Qui sait, avec un peu de chance, il n’aura même pas besoin de poser cette fameuse question. Peut-être que son confrère devinera le besoin sous jacent et apportera par lui-même son aide. Qui sait ?
Du moins, c’est ce qu’il espère au plus profond de lui : « ne pas avoir à poser cette p… de question ! »

La discussion continue, et le stress, déjà bien haut, monte encore d’un cran. Guillaume sent sa poitrine presser un peu plus son cœur, ce dernier accélérant toujours plus sa course. Pourquoi est-il si dur de demander ?

Et voilà, la conversation a maintenant basculé sur un autre sujet : « Génial… Comment vais-je faire recadrer le sujet maintenant ? »
Pour des motifs proches de sa difficulté à poser une question, Guillaume n’ose pas interrompre le sujet pour venir directement au fait. C’est même plus subtil que cela, ce type d’alternative lui est absolument inconcevable, il n’y pense même pas ! Trop poli, trop respectueux penseront certains.

La seule solution qu’il envisage maintenant est de rediriger le sujet vers sa question.
« Oui, voilà ! C’est ce qu’il y a de mieux à faire ! Amener subtilement la conversation vers ma question. Ni vu ni connu. »

Rien n’y fait, la discussion est maintenant bien trop éloignée du sujet. Un sentiment de résignation commence à emplir notre ami, il va malheureusement falloir trouver une autre idée.
À cette déception se mêle maintenant un autre sentiment, celui de résignation. Peut-être est-il temps de laisser tomber ?
Après tout, Guillaume pourra très bien tenter de poser sa question un autre jour. Ce ne sera que sa troisième tentative… Les conditions seront peut-être meilleures… Mieux encore, peut-être qu’en repensant à leur conversation, son interlocuteur comprendra le problème et viendra lui apporter son aide comme Guillaume l’espérait plus tôt.

« Et puis, au final, peut-être n’ai-je pas besoin de son aide. » se dit Guillaume.
« Certes, sans bénéficier de ses conseils, tout cela me demandera bien plus de travail et de temps mais, je crois… j’espère m’en sortir tout seul. Il existe donc une autre solution ! »
À cette idée, il sent désormais la tension qui emparait son corps se relâcher. Le stress laissant ainsi place à un sentiment de soulagement. Plus de question et surtout plus de stress… Du moins pour le moment.

Tout comme l’anxiété de notre ami, la discussion tend maintenant à se terminer et, bien que son interlocuteur ne l’ait pas remarqué, le visage de Guillaume est désormais plus détendu, plus serein.

Au moment de partir une idée vient troubler la paix dans laquelle se trouve enfin Guillaume :
« Pourquoi ne pas avoir osé ?
Qu’ai-je à perdre en posant cette question ?
Rien ! C’est-à-dire bien moins que de rester face à mon problème sans aucune aide.
De plus, mon interlocuteur sait dire « non » quant-il le faut. Je ne lui impose rien.

Pourquoi être si dépendant du jugement des autres ?
Pourquoi avoir autant de mal à prononcer une question qu’il m’est si facile d’énoncer mentalement ?
Pourquoi se faire tant de nœuds au cerveau pour une petite question ?
C’est juste une question, juste une petite question…»

Ainsi, au moment où chacun allait retourner à ses occupations :
« Au fait Alex, je ne savais pas comment t’en parler mais, j’aurais vraiment besoin de tes conseils… »


Sans l’ombre d’une hésitation, Alexandre décida de l’aider.

Photo : Olivier H

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  1. Jean-Philippe

    Bravo Nicolas ! Une belle histoire simple et qui donne à réfléchir sur nos réticences à demander aux autres. ;)

  2. Virginie Mirkov

    Oui, je suis d’accord avec Jean-Philippe ! C’est vraiment intéressant de voir que des fois, nous faisons toute une histoire pour poser une simple question, et que nous nous sentons vraiment mal à l’idée d’être mal reçu par la personne. Mais si on y réfléchit bien, que ce soit un oui ou un non, c’est une réponse, pas besoin de se sentir rabaissé si on nous dit non, c’est juste une réponse à notre question !
    Je crois que c’est important de relativiser face à ce genre de situation, et ton histoire le prouve :-)

  3. N.

    Merci à tous les 2 pour vos retours.

    Jean-Philippe : Venant de l’auteur des « 9 étoiles du désert », d’ »Une étrange école » et bien d’autres histoires inspirant au développement personnel, le commentaire me flatte ;)

    Virginie : Oui, relativiser est même primordial. Malheureusement, il n’est pas aisé d’arriver à prendre le recul nécessaire en situation de stress. Cela dit, avec beaucoup de pratique on peut arriver à surmonter cette difficulté. :)

  4. Redg

    Bravo pour cet article très intéressant

  5. Grégory

    Alors, toi aussi, tu fais comme Jean-Philippe, tu te mets à nous raconter des histoires … Et en plus, tu le fais bien !

    Ta petite histoire me rappelle du vécu … Maintenant, j’essaie de me mettre des coups de pied au cul. Et, comme le suggère Virginie, de relativiser et de comparer le gain possible par rapport à ce que je n’ose pas faire …

    Et des fois, il est vrai qu’on bloque pour grand chose. D’autant plus que bien souvent, la gène d’oser sera largement oublié dans quelques années. Ou alors, on en rira :-)

  6. N.

    Grégory : Oui, c’est fou comme les choses qui nous semblaient si capitales sur le moment ont, avec le recul, si peu d’importance.