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 Nicolas Pène - Spécialiste en Ennéagramme & Lecture de Personnalité

Quand et comment devenir un Véritable expert dans votre domaine ? Interview de Johann Yang-Ting

  • Qu’est-ce véritablement qu’un expert ?
  • Comment différencier un expert d’un charlatan ?
  • Quand peut-on s’estimer expert sur un sujet ?
  • Comment développer ses compétences jusqu’à l’expertise ?
  • Quelles sont les meilleures habitudes à prendre pour développer ses compétences ?
  • Comment vivre de son expertise ?

 

Pour répondre à ces questions que nous nous posons tous, j’ai eu le grand plaisir d’interviewer Johann Yang-Ting, coach, blogueur (notemment sur B2Zen et Pro-Influence) et formateur en développement personnel et professionnel. Qui dit développement personnel implique forcément la nécessité d’acquerir de nouvelles compétences. Ainsi, afin de vous aider à mieux appréhender votre montée en compétences, Johann a réalisé il y a peu une formation entièrement dédiée à l’expertise : Positionnez-vous comme un expert et financez votre expertise !

Dans le cadre de cette formation et de l’expertise indéniable de Johann sur le sujet, j’ai trouvé qu’il était judicieux de l’interviewer sur cette thématique passionnante. Je vous invite donc à découvrir cette interview dès-à-présent. Je suis sûr en tirerez de nouveaux et riches enseignements :

Pour découvrir la formation expertise de Johann Yang-Ting, c’est ici :

Développez votre expertise !

NB : Ici l’article sur le savoir-faire mentionné dans la vidéo : Les 3 savoirs !

Transcription de l’interview de Johann Yang-Ting : Expertise et acquisition de compétences

Nicolas Pène : Bonjour à tous et bienvenus pour cette nouvelle interview. Alors aujourd’hui nous allons parler acquisition de compétences et expertises. Pour cela j’ai invité un expert qui s’appelle Johann Yang-Ting. Bonjour Johann !

Johann Yang-Ting : Bonjour Nicolas. Merci de m’avoir invité.

Nicolas : Avec plaisir. Je te laisse te présenter un petit peu pour les lecteurs, nous dire qui tu es ce que tu fais et quel est ton rapport avec l’acquisition de compétences et d’expertises.

Johann : Bonjour à tous encore une fois. Je me présente, je suis Johann Yang-Ting, je suis bloggeur sur le domaine du développement personnel et professionnel, tout ce qui touche à la motivation, l’efficacité, l’apprentissage, l’influence, les relations sociales etc. Je suis l’auteur d’à peu près une dizaine de livres, dont certains sur Amazon qui ont d’ailleurs été très bien classés dans le top des ventes et je suis également formateur. J’ai créé une petite dizaine de formations, voire une petite douzaine de formations et un club afin d’aider justement mes clients et mes membres à développer leur influence, leur créativité, leur efficacité. Parfois je fais un peu de consulting en marketing mais de moins en moins car je préfère vraiment m’orienter plus vers la partie développement personnel, et vraiment travailler sur ce qu’il y a derrière c’est-à-dire l’humain.

Nicolas : D’accord, donc tu es pas mal orienté sur le développement personnel et qui dit développement personnel dit forcément compétences et acquisition de compétences qui est l’expertise. Est-ce que tu peux nous dire justement ce qu’est selon toi un expert, nous dire un petit peu quelle est ta définition ?

Johann : C’est une question très compliquée. C’est vrai que l’expertise c’est vraiment un sujet assez complexe. Déjà il y a une première approche plus globale on va dire. Il y avait un journaliste anglo-canadien qui s’appelle Malcolm Gladwell qui avait dit qu’un expert peut devenir un expert de classement, donc on peut vraiment avoir une expertise c’est-à-dire être vraiment au dessus de la majorité des gens, être au top niveau il fallait avoir 10000 heures de pratique. Il avait donné un exemple de musiciens  de violonistes si je me rappelle bien en montant que ceux qui avaient atteint l’excellence, le top du top, étaient ceux qui avaient pratiqué pendant plusieurs années, pendants plusieurs jours et plusieurs heures donc 10 000 heures minimum. Et donc pour devenir un expert il faut avoir 10000 heures de pratique selon on va dire…

Nicolas : Pour donner une petite précision, je crois aussi que c’est équivalent à peu près à sept ans d’expérience.

Johann : C’est ça. Sept ans d’expérience, il y en a qui ont arrondi à dix ans enfin voilà, ça parait énorme. Ca se tient, mais après je trouve que c’est une vision un peu limitée parce que c’est vrai que dire que… après il y a  des gens qui apprennent beaucoup plus vite, tu as des personnes qui apprennent plus lentement. Justement d’ailleurs, dans la lecture rapide il y en a qui vont acquérir des lectures beaucoup plus vite que d’autres, il y en a d’autres qui vont peut être passer plus de temps, qui vont galérer plus longtemps. C’est vrai que pour moi, dire que limiter l’expertise à ça c’est un peu dommage. Voilà pourquoi je dirais que selon moi l’expert c’est vraiment quelqu’un qui maitrise un sujet dix fois plus que la grande majorité des gens, c’est-à-dire qu’il a vraiment travaillé sur un sujet, qu’il a retourné le sujet dans tous les sens, qu’il a passé du temps. Certes, peut être pas 10000 heures, peut être un peu moins, peut être un peu plus, mais il a surtout obtenu des résultats concrets et tangibles, c’est-à-dire qu’il va suffisamment maitriser un sujet pour pouvoir obtenir des résultats, pour avoir des preuves d’expertise, je pense qu’on en parlera un petit peu plus tard, et il a suffisamment retourné la chose dans tous les sens, il s’est posé des problématiques, il a fait face à des problématiques, il a posé des questions, il a fait des erreurs, il a appris. En gros, il a fait le tour du sujet suffisamment pour avoir le recul nécessaire jusqu’à le maitriser et donc partager les connaissances, les transmettre aux autres, car un expert c’est aussi surtout reconnu, je ne pense que l’on va s’autoproclamer expert, je pense que c’est surtout une reconnaissance. C’est-à-dire que les gens vont savoir que vous avez une connaissance sur un domaine, ils vont savoir que vous avez ce qu’on va appeler une expertise, c’est-à-dire une maitrise d’un domaine à très haut niveau, on va dire qu’on frôle l’excellence.

S’il fallait résumer, je dirais qu’un expert maitrise son sujet au-delà de la moyenne, il  a vraiment une expérience, il a obtenu des résultats concrets sur son sujet, il a des preuves et enfin il apporte une vision, une analyse sur ce sujet qu’il va partager.

Nicolas : D’accord. Donc c’est vraiment être au-dessus du standard de la moyenne des personnes. Ce que j’aime bien aussi, c’est un point que tu soulèves et dont on n’a pas forcément conscience sur l’expertise, c’est la pratique. C’est justement le fait d’aligner le concret et de s’être entrainé, d’avoir testé. Justement, ça me fait penser à  une petite question. Est ce que pour toi on prend un expert, un chroniqueur, un expert en football qui n’a jamais fait de foot, est-ce que tu l’assimilerais toi à un expert ?

Johann : Alors ça dépend de l’objectif qu’il y a derrière. C’est-à-dire pourquoi il est expert ? Si par exemple, il a suffisamment analysé des matchs pas forcément sur un terrain, s’il a beaucoup d’expérience face à des situations de match, des joueurs, des connaissances sur les joueurs, des connaissances sur l’histoire du football, des connaissances sur les managers, on va dire qu’il a épluché le domaine dans tous les sens, pas forcément être sur le terrain mais de façon on va dire en tant qu’observateur, je pense que oui il peut être un expert, on va dire un expert dans l’analyse des matchs, dans l’analyse d’une situation d’une équipe etc. Par contre, je ne pense pas qu’il va être un expert sur le terrain pour aller marquer des buts, pour diriger l’équipe, etc. L’expertise est vraiment sur ce qu’on a pratiqué, comme nous l’avons dit c’est vraiment quelqu’un qui a une expérience d’observation et d’analyse externe mais pas forcément interne c’est-à-dire sur le terrain.

Nicolas : Il sera un expert sur l’analyse tactique du foot en général

Voilà, sur le contexte, la tactique c’est vraiment le regard extérieur. Après, un footballeur lui va être expert mais sur le terrain. Après il peut avoir une analyse aussi, ça dépend de comment il évolue, ce qu’il fait à côté des matchs. Je pense que l’expertise est vraiment misée sur l’expérience et la pratique qu’on a eu sur le terrain. Quand je dis sur le terrain, ce n’est pas sur le terrain de football, mais sur le domaine dans lequel on est proclamé expert.

Nicolas : Tout à fait. C’est très intéressant et très important, et puis nous on a tendance à le voir aussi sur différents domaines, dans le développement personnel c’est très fréquent. On a des personnes qui se positionnent sur un statut d’expert, qui donnent des conseils sans forcément avoir l’expérience, le recul, le savoir. J’aime bien ce mot, savoir, savoir-faire et faire-savoir.

Johann : Tout à fait oui, j’ai fait un gros article dessus (ndlr : ici l’article sur les 3 types de savoir). C’est très important dans l’expertise d’avoir ça. C’est à dire le savoir, le savoir-faire et le savoir-faire faire pour conseiller les gens, pour les aider à appliquer les conseils. Parce que comme je l’ai dit, l’expert aussi doit savoir partager ses connaissances et aider les autres à avancer sur ce domaine.

Nicolas : C’est vrai que des fois on a tendance à voir des experts, ou du moins de faux experts qui sont sur le faire-savoir, donc je fais savoir que je suis un expert mais, n’ont pas forcément le savoir, ou peut-être qu’ils ont juste le savoir, mais pas le savoir-faire. Je mettrai le lien aussi en dessous de cette vidéo sur l’article que tu as fait sur le sujet, come ça cela permettra justement d’avoir un petit peu plus d’informations sur ce sujet là.

Nicolas : Une petite question innocente. Pour moi, un expert c’est quelqu’un qui a une certification. Est-ce qu’il est nécessaire d’avoir justement cette certification ou ce diplôme pour devenir expert dans quelque chose ?

Johann : Alors, je dirais que c’est encore une question compliquée, un sujet délicat. Je dirais oui et non, parce que si on prend des gens comme Steve Jobs ou Mark Zuckerberg le créateur de Facebook, ces gens-là sont considérés comme des experts, et pourtant je ne pense pas qu’ils aient…je crois qu’ils ont arrêté leurs études en cours, je crois qu’ils n’ont pas de diplômes.

Nicolas : Oui, première seconde année, un truc dans le genre.

Johann : Voilà, c’est ça. Et pourtant, ils ont fait leurs preuves, ils ont montré par des résultats qu’ils étaient devenus experts. Je pense qu’en fait qu’un diplôme ou une certification c’est plus une preuve d’autorité, ça peut appuyer une expertise, ça peut être une preuve parmi d’autres, mais je dirais que le diplôme ou la certification ne suffisent pas à elles seules parce que comme on l’a dit, il y a beaucoup qui s’autoproclament experts parce qu’ils ont un doctorat, ils vont dire je suis un expert. C’est bien beau, mais peut être qu’ils n’ont pas contourné dans tous les sens les résultats qu’ils ont obtenus, est ce qu’ils savent aussi analyser leur domaine ? Est-ce qu’ils ont les facultés d’analyse ? Je pense qu’avec un doctorat, à ce niveau-là via les thèses et tout peut être, mais si on va plus loin, est ce qu’ils savent aussi partager leur expertise, est ce qu’ils savent partager leurs connaissances. Je pense que c’est un tout, que le diplôme ou la certification peuvent faire partie, c’est peut être pas indispensable si on fait vraiment ses preuves à côté, mais par exemple toi et moi, nous sommes de grands fans de jeux vidéos pour changer un peu du sport ou d’autres exemples un peu plus bateaux. Si on prend les jeux vidéos, je ne pense pas avoir de diplômes, pourtant je pense que j’ai quand même passé suffisamment d’heures-1000 heures, ça fait plus de sept ans que je joue aux jeux vidéos donc je pense que c’est le cas, mais je pense que j’ai développé une expertise sur les jeux vidéos, j’ai d’ailleurs écrit un livre sur le domaine qui s’appelle « Game entrepreneur », j’ai participé à des tournois de jeux vidéos notamment dans l’E-Sport sur les jeux de football, même si je ne le fais plus trop pour des raisons annexes. Mais c’est vrai je n’ai pas de certification, je n’ai pas de diplôme en jeux vidéos je ne sais pas si ça existe sauf si on veut travailler dans le domaine, mais après on peut devenir un expert sur un domaine sans forcément avoir des diplômes ou l’expertise. Pareil, j’ai un Bac+5 en Ecole de Commerce et ce n’est pas pour autant que je suis expert en Finances ou certains domaines qui peuvent être soi-disant des preuves pour ce domaine.

Je pense vraiment que la preuve est dans le résultat qu’on va avoir, plus que dans le diplôme ou la certification.

Nicolas : C’est très important ce que tu dis. Je me joins à toi pour te dire que, moi c’est un Master en Ingénierie Mathématique et pourtant, je suis plus expert sur tout ce qui traite aux sciences humaines, c’est-à-dire tout ce qui est autour du développement personnel que sur le domaine dans lequel j’ai eu tout mon enseignement. Pourquoi ? Parce que c’est quelque chose qui m’a passionné, c’est quelque chose que j’ai travaillé dans la profondeur. Un autre point aussi, c’est sur les certifications, sur les diplômes pour repartir sur le savoir, savoir-faire et faire-savoir, on est juste dans le savoir. Et le savoir-faire est très difficile à mettre en place. Je pense que si on ne le fait pas soi-même, on aura très peu de moyens de le faire. Après, ça dépend, je ne veux pas juger. Forcément, ça dépend des écoles, des formations, des certifications. Mais pour entrer dans le concret il faut le faire par soi-même.

Johann : Voilà, et aussi des résultats de terrain, des preuves concrètes, des résultats qu’on a obtenu au-delà même du cadre de la formation, du diplôme etc.

Nicolas : Aussi, un autre point qui est assez marrant, c’est que pendant les études on passe forcément du temps sur les études, on apprend beaucoup de choses, on a un savoir qui est assez général. Du coup on ne développe pas de petites expertises à droite et à gauche sauf certaines formations qui sont ultra-ciblées et qui permettent justement de développer cette expertise-là. Ça c’est le premier point. Mais après, si on compare le temps que l’on passe sur une matière et le temps que l’on peut passer par exemple je parle de toi et moi, en autodidacte sur le développement personnel. Le temps passé sur cette matière là va être infime comparé au temps passé à lire des dizaines de livres, des dizaines de formations, à avoir testé telle et telle méthode, à avoir appris un certain savoir, utiliser et appliquer ce savoir, condenser ce savoir et essayer de faire en sorte de le donner, de le diffuser. Le fait de diffuser le savoir, c’est aussi important d’ailleurs. Peut être que tu pourrais nous en parler un petit peu plus de ce côté aussi d’expertise, de donner son savoir, de donner l’information. Quel est l’intérêt ? Qu’est-ce que ça peut apporter ?

Johann : Comme on l’a dit, l’expertise se fait par la preuve unique. S’autoproclamer expert c’est un peu risqué, si vous dites que vous êtes un expert, les gens vont tout de suite se dire « waw ! Ok, on attend de voir les preuves, on attend de voir les résultats ». Si ce n’est pas le cas, vous allez vous faire tacler à un moment ou un autre. C’est sûr qu’on ne s’autoproclame pas expert quand on ne l’est pas, parce que tôt ou tard, ça se sait et ça se découvre. Voilà pourquoi il est important d’avoir des preuves, et la meilleure preuve que l’on puisse avoir c’est de le transmettre. Et pourquoi transmettre ? Parce que quand vous allez avoir quelqu’un qui dit qu’il est auteur d’un livre qui est bestseller dans le New York Times, il va plus facilement être considéré comme un expert par rapport au pecno qui va dire « je suis un expert en telle chose » et qui n’a rien à côté, rien comme preuve. D’ailleurs, dire qu’on est auteur de, créateur de, fondateur de, c’est déjà une preuve d’autorité et une route vers l’expertise. Et comment on peut justement transmettre cette expertise ? Ça peut être par des blogs, comme nous le faisons, ça peut être par des livres écrits, ça peut être par des vidéos, du texte. Bon, si vous n’aimez pas écrire ou faire des vidéos, chacun à sa façon. Il y a plusieurs flux de nos jours avec Internet on a de plus en plus de canaux où on peut diffuser son expertise, que ce soit par la vidéo, par l’écrit, par les livres, par l’autoédition, par les séminaires, les conférences. Ça peut être aussi des conférences que vous organisez, où vous pouvez être invité en tant qu’expert si vous maitrisez votre sujet. Il y a plusieurs façons de la transmettre, mais le plus important vraiment comme je le dis, l’expert a un regard, il a sa vision. On peut être très bons dans un domaine mais il faut aussi savoir l’analyser comme je l’ai dit au début, il faut aussi avoir du recul sur ce domaine pour pouvoir amener sa vision, amener sa personnalité parce qu’un expert a une personnalité aussi. Par exemple, nous deux nous sommes dans le développement personnel mais on a une approche un peu différente. Nous sommes d’accords sur des points, mais il y aura des points où on aura peut-être une approche un peu différente. Voilà, je pense que c’est important aussi en tant qu’expert d’apporter sa personnalité, sa vision et de la partager, de partager ses connaissances via ce filtre qui est sa vision, sa personnalité. C’est important de l’intégrer aussi dans l’expertise.

Nicolas : Oui, c’est très bien vu. Quand on a l’expertise, on prend du recul, on commence à diffuser cette expertise parce que justement on pose les mots, on pose ce qu’on fait. Et ce que j’aime aussi dans le fait de diffuser son savoir, c’est que ça amène à un autre palier. C’est-à-dire que le fait de en plus être la personne qui marche dans la rue, on est la personne qui est à la fenêtre et qui explique à la personne qui marche dans la rue comment marcher dans la rue. Et du coup, ça permet de voir un autre angle, une autre vision du domaine en question, du domaine d’expertise. Et ça apporte forcément d’autres armes à ce que l’on sait déjà. Et du coup, une autre question, là on a vu la question du comment, mais l’autre question que j’ai envie de poser c’est pourquoi ? Pourquoi développer mon expertise, quel intérêt aurais-je à développer mon expertise dans un domaine ?

Johann : Déjà, tout dépend vraiment de ses objectifs. Comme je l’ai dit, il faut vraiment donner du sens. Il faut savoir pourquoi on veut devenir expert, ça veut dire dans quel but on devient expert ? Ca peut être soit pour vendre son expertise pour en faire son métier, ça peut être par passion parce que j’aime un domaine je veux devenir expert dessus. Par exemple si j’aime le football, je veux devenir expert en football, si j’aime le violon je veux devenir expert en violon. Ca peut être aussi par passion juste parce qu’on aime suffisamment un domaine pour pouvoir le maitriser au maximum. D’ailleurs, je pense que c’est la raison la plus importante. Dans tous les trucs, la passion c’est ce qui va vraiment animer la chose, qui va me pousser à prendre, à partager, à approfondir un sujet. Je pense que ça peut être aussi par preuve d’autorité. Par exemple, quand vous passez un entretien d’embauche, quand vous avez une expertise sur un domaine ça va vous valoriser. Ca peut être aussi par preuve sociale, pour rejoindre un groupe d’experts, pour un groupe d’experts comme on voit souvent à la télévision,  pour les jurys et tout. Ca peut vraiment dépendre des objectifs, et je pense que quelque soit l’objectif pour devenir expert, il faut que ça soit suffisamment fort pour vous motiver. Il faut se dire « pourquoi je veux devenir expert ? Donner du sens. Quel est mon objectif ? Et après comment y parvenir. Déjà si vous savez pourquoi vous voulez devenir un expert, vous trouverez aussi comment le devenir et par où commencer pour apprendre, le reste ça viendra par la suite.

Nicolas : D’accord, donc vraiment définir l’objectif, le connaître, savoir où aller et en fonction de ça on développe les compétences qui sont nécessaires à cette expertise-là. Et puis tu as soulevé un point qui est important aussi, c’est le côté passion c’est-à-dire que généralement on va aller vers une passion. Nous, si aujourd’hui nos passions sont devenues nos activités professionnelles, on va dire plutôt le reflet de nos passions qui ont été développées pendant plusieurs années et qui ont apporté cette expertise-là par force de travail, d’expérience, de lecture, de savoir et tout ce qu’on a expliqué juste avant.

Johann : Voilà, je pense que plus il y a de la passion, plus il y a de l’expertise. Quelqu‘un de passionné va forcément se former sur un sujet à fond, il va persévérer dedans. Je pense que c’est vraiment le moteur principal.

Nicolas : On a envie de rechercher l’excellence.

Johann : C’est ça. L’excellence on la tient par passion, on ne va pas devenir excellent dans un domaine qu’on n’aime pas c’est très difficile. On va plus en chier, ce n’est pas forcément le plus beau mot à dire mais c’est ça. C’est vraiment dur de devenir expert dans quelque chose que l’on n’aime pas. Ca se voit à l’école. Si vous donnez à un étudiant une matière qu’il n’aime pas, il ne va pas forcément exceller dedans. Comme on parle de force et de faiblesse, généralement les choses dans lesquelles vous n’êtes pas bons, c’est des choses que vous n’aimez pas. Quelque chose que vous aimez, quelque chose qui vous passionne vous allez forcément devenir plus fort dedans. Voilà pourquoi aussi, la passion est liée aux forces et faiblesses. C’est pour ça que je dirais que pour devenir expert aussi, misez sur vos forces pour vous appuyer dessus.

Nicolas : D’ailleurs il y a un super exemple sur ça par rapport à  la passion, c’est le cas d’André Agassi. Au début il jouait au Tennis parce qu’il était plus ou moins forcé par son père, et du jour où il a réussi à régler les conflits intérieurs, il a complètement changé sa façon de jouer au Tennis, et c’est là qu’il a commencé à exceller parce qu’il a réussi à développer un véritable plaisir, une véritable passion pour ce sport, alors qu’il l’avait beaucoup moins au début, ce qui avait justement freiné ses résultats.

Johann : C’est vrai, le déclic peut venir à n’importe quel moment, il n’y a pas vraiment de chemin prédéfini. Le développement personnel, ça fait peut être 5, 6 ans 7 ans que je m’y suis mis, et avant ça pour moi c’était du bullshit, j’avais une très mauvaise image de ça et je ne me voyais pas dedans. Et finalement à rentrer dedans, c’est devenu une passion, l’appliquer dans la vie pendant plusieurs années, tourner dans tous les sens. Finalement, c’est vraiment devenu quelque chose, une passion, c’est devenu une expertise.

Nicolas : Oui on le voit. D’ailleurs justement un petit indice, pour arriver à savoir quel est votre domaine, dans quel domaine vous voulez développer votre expertise c’est de regarder les fils rouges que vous avez dans votre vie. Très souvent, on est passionnés par quelque chose puis autre chose puis autre chose, mais il y a toujours quelque chose qui perdure, qui a un fil rouge.

Johann : Comme Mohamed me l’avait dit, Mohamed Mouras que j’ai interviewé il n’y a pas longtemps, il disait que la gestion de votre temps était l’une de vos priorités. Vous voyez, les choses sur lesquelles vous passez le plus de temps (la télévision tout ça, c’est d’autres choses). Franchement, vos priorités, votre gestion du temps, si vous passez du temps à lire des sujets précis c’est que ça vous passionne. Si vous passez du temps à travailler votre business c’est que ça vous passionne, peut être que vous avez une expertise là-dessus. Si vous passez du temps à jouer aux jeux vidéo, c’est peut être parce que vous devenez un expert en jeux vidéo. Si vous passez du temps à faire du sport. C’est le temps qui fait l’expertise. Aussi les choses que vous aimez faire et que vous faites très souvent, c’est peut-être sur ça que vous pouvez développer une expertise. Après si vous regardez beaucoup la télé, peut être que vous aurez une expertise dans je ne sais pas, ça dépend de ce que vous regardez comme programme, une expertise dans le domaine des séries télé, ça peut être aussi quelque chose à optimiser, chacun a son regard ce n’est pas forcément négatif si on est dans la bonne façon.

Nicolas : Expert en émission de La gaffe… 😀

Johann : Comme on a parlé de football, quelqu’un qui a regardé beaucoup de matchs dans sa vie peut devenir un expert en analyse et tout. Comme tu l’as dit le fil rouge c’est le temps consacré à une activité, qui détermine peut être la chose que laquelle vous avez une passion, et la chose sur laquelle vous pouvez réfléchir pour développer une expertise.

Nicolas : Après, ça permet de voir aussi si-là on part sur un autre domaine-on est vraiment sur le bon chemin ou pas. Par exemple si vous passez le plus clair de votre temps à regarder la télé, à regarder des choses qui ne vous plaisent pas, qui ne vous ne passionnent pas et qui ne vous donnent pas envie d’avance. A ce moment-là, peut être que ça peut être le déclic pour changer les choses. On voit que l’expertise se dirige sur quelque chose que vous ne voulez pas.

Johann : Il faut aussi que l’expertise soit aussi une chose sur laquelle vous avez envie de passer beaucoup de temps aussi par la suite dans votre vie. Il faut que ça soit quelque chose que vous aimez.

Nicolas : Là déjà je crois qu’on commence à voir un petit plus le sujet, puisque c’est un sujet quand même assez complexe. Tous les points que nous avons vu, tous les points que tu as donné déjà ça permet vraiment d’avoir une vision beaucoup plus claire de ce qu’est l’expertise puisque vraiment il y avait un besoin de-c’est pour ça que je voulais cette interview aussi- de poser les cartes sur tables et puis mettre les choses au clair un petit peu vis-à-vis de ce sujet là. Du coup pour terminer, si tu avais un dernier conseil pour développer son expertise, quel serait-il ? Ton premier meilleur conseil pour développer l’expertise.

Johann : Je pense que le meilleur conseil je l’ai déjà, je vais peut-être me répéter mais c’est important parce qu’il y a toujours tout le monde qui le prend en compte, c’est donner du sens. C’est-à-dire pourquoi vous voulez devenir un expert ? Pourquoi vous voulez développer votre expertise ? C’est-à-dire donner du sens, quelle est votre motivation intrinsèque, quelle est votre motivation intérieure, qu’est ce qui vous anime pour vouloir devenir un expert et tout va suivre. Si vous êtes passionnés, si vous aimez et si vous avez donné du sens, derrière vous allez trouver les moyens de développer vos compétences, d’aller trouver la motivation pour vous développer que ce soit au niveau humain, au niveau des compétences techniques après dans l’exécutif (les choses à maitriser sur le terrain), que ça soit aussi l’argent, quand vous êtes passionnés l’argent vient après. Si vous devenez expert dans le domaine qui vous passionne et que vous ne faites pas de l’argent une motivation principale mais quelque chose qui viendra après. Par exemple comme on a vu beaucoup de consultants qui sont passionnés par un sujet et qui après deviennent des consultants très bien payés. Comme dans mon cas au début j’aimais juste partager mes connaissances en développement personnel, je lisais beaucoup, j’apprenais beaucoup, je pratiquais beaucoup, je partageais mes défis, mes expériences, tout ce que je vivais au quotidien je le partageais via mes blogs et au fur et à mesure j’ai commencé à avoir des gens qui m’ont demandé des conseils, d’ailleurs des conseils qui revenaient souvent, récurrents et je me suis dit « tiens je peux peut être combiner ces conseils, au lieu de répondre à chaque personne une par une, j’allais peut être créer une réponse sur un livre, je vais tout mettre sur un livre et je dirai à ces gens là allez voir mes réponses dans le livre. » Au début c’était gratuit, après j’ai vu que les gens voulaient aller plus loin ça me demandait du temps, quelque part aussi le temps c’est de l’argent donc il faut aussi qu’on en vive. Et je me suis dit si je consacrais plus de temps, si les gens voudront aller plus loin, peut être qu’il faudra les faire payer. J’ai commencé petit et au fur et à mesure on se rend que l’argent il vient après et que quand on est passionnés, qu’on a fait ses preuves (c’est important de faire ses preuves), quand on départ on a défini l’objectif, qu’on a réussi à devenir assez calé sur un sujet pour pouvoir bien le transmettre,  bien partager dessus, quelque part après derrière on peut tout faire. Une fois qu’on a donné du sens au départ, on est partis du point central et qu’on sait ce qui nous anime pour avancer, tout vient après et les choses se font naturellement. Si vous être passionnés, vous arriverez à défoncer des portes pour arriver à votre but.

Nicolas : Ecoute c’est un excellent conseil que j’approuve à 100%. Donner du sens, trouver la flamme, cette petite flamme qui va s’embraser.

Johann : Après s’il fallait vraiment résumer, si on parle vraiment d’expertise je dirais qu’en plus de donner du sens, les trois points clés comme nous l’avons dit, apprendre. Apprenez, soyez curieux, n’arrêtez jamais d’apprendre. On parlait de diplômes, généralement ce qui se passe c’est que les gens ont un diplôme ou une certification ils se disent « c’est bon j’ai fini. J’ai mon diplôme j’arrête ». Mais en fait c’est faux, ce n’est pas parce que nous avons fini les études qu’il faut arrêter d’apprendre. Apprendre, c’est toute la vie. Comme disait Gandhi, la citation c’est quoi encore « apprenez comme si vous deviez vivre éternellement, mais profitez de la vie comme si vous deviez mourir demain » c’est quelque chose dans ce sens là. Voilà, tout est dit il faut apprendre tout le temps, soyez curieux il y a toujours à apprendre, il y a toujours…ce que vous avez déjà appris, le remettre en question un peu comme on l’a dit l’expert analyse son domaine. Ca va aussi revenir. Pratiquer, de l’expérience. Apprendre c’est bien beau, le savoir c’est bien, il faut aussi le savoir-faire donc pratiquer : expériences, entraînements, savoir aussi gérer l’échec. Vous avez échoué, forcément vous allez pratiquer, vous allez aussi avoir une difficulté. Il faut savoir aussi continuer, se relever, essayer encore, pratiquer pratiquer pratiquer. L’entraînement, c’est des hauts et des bas. Et après la dernière chose, partager. Une fois que vous avez appris, que vous avez pratiqué, partagez. Partagez déjà avec vos proches, vos amis, vos proches c’est déjà une bonne chose. Parce qu’en plus le fait de partager, ça vous fait déjà réfléchir sur les choses que vous avez appris, ça vous fait vous posez des questions nouvelles. Par exemple, je me suis rendue compte quand j’ai passé le grade ceinture noire au karaté, j’ai du commencer à donner des cours et je me suis rendu compte que j’avais un savoir, un savoir faire mais je ne sais pas forcément savoir faire faire. Parce qu’une fois qu’on doit partager des connaissances, qu’on va dire à quelqu’un telle technique comment la faire et tout, on se rend qu’il faut encore réfléchir sur la pédagogie qu’il y a derrière, et devoir se reposer des questions encore plus loin nos connaissances et nos savoir-faire pour pouvoir ensuite les partager, décortiquer tout ce qu’on a appris pour pouvoir ensuite le transmettre, pour que la personne puisse y arriver à son tour. Et je pense qu’à partir du moment où on va réussir à avoir ce savoir, on a passé un cap. Le cap, l’excellence c’est quand vous arrivez à avoir un savoir, un savoir-faire suffisamment forts pour pouvoir ensuite savoir faire faire, partager aux personnes qui vous entourent. Apprendre, pratiquer et partager, pour moi c’’est la clé de l’expertise. Et tout ça demande du temps. Comme je l’avais dit dans ma formule de l’accomplissement c’est (idée+action)*temps. Le temps fait tout, c’est à dire  c’est dans le temps, de la pratique, de la recherche et tout.

Nicolas : C’est très important. C’est ça qui va différencier justement l’expert qui veut faire…

Johann : Voila, après je ne pense pas qu’il y ait de limites qui est de dire un expert a fait tant d’heures. Après vous verrez les résultats viennent avec le temps. Les résultats vous ne les aurez pas du jour au lendemain. Le temps sera votre preuve aussi. Vos résultats viendront avec le temps, ça sera aussi votre preuve d’expertise

Nicolas : Il faut savoir être patient, passionné et continuer. Merci pour tout. Merci pour tous tes conseils, c’était vraiment très intéressant. Si vous être intéressés, si vous voulez aller plus loin, Johann a également fait une formation sur le sujet de l’expertise où il donne justement des conseils pour utiliser votre expertise, savoir comment la développer et l’amener jusqu’à la réussite de vos projets. Si vous êtes intéressés je vous ai mis le lien juste en dessous de la vidéo. Johann je te remercie pour l’interview.

Johann : Très grand plaisir !

Nicolas : C’était un plaisir pour moi aussi. Quant à vous je vous souhaite une excellente journée, je vous dis à très bientôt pour une prochaine interview et une prochaine vidéo. Bonne journée à tous.

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  1. sté[email protected] serein

    Un très grand merci pour cette merveilleuse publication. Bien sûr, c’est toujours mieux d’être expert en quelque chose que de ne pas l’être du tout. Par ailleurs, savoir se positionner et trouver des objectifs figurent parmi les étapes pour être un expert.

  2. Elodie

    Je suis tout à fait d’accord avec vos remarques, en effet, pour ma part j’étais passionnée par mon métier et tout ce qui touche à la l’établissement de projets, professionnels dans le milieu de l’esthétique.

    Donner du sens à ce qu’on fait est une priorité c’est clair.

    J’ai commencé par orienter les gens bénévolement : 5 par semaine, puis 10, puis 20….

    Aujourd’hui, forte de mes résultats et du retour de mes « clients » je vais lancer dans quelques mois une formation pour accompagner pas à pas certaines jeunes femmes vers l’obtention d’un premier contrat dans leurs branche.

    Un vrai bonheur ! : )

    • Johann

      Bonjour Elodie,

      Merci pour ton commentaire. Je te souhaite plein de réussite dans ton parcours !

      J’ai commencé de la même façon, bénévolement pour après vendre des prestations, c’est comme ça qu’on se fait la main. D’ailleurs j’en parle dans mon dernier article: « Fake it till you make it »: http://www.b2zen.com/fake-it-till-you-make-it-ou-comment-avoir-confiance-dans-ce-que-vous-entreprenez/

  3. megane

    Article vraiment complet, il n’y a rien à redire dessus, être passionnée est un élément essentiel à toute personne qui se veut de réussir.
    Action+idée * temps c’est ça la réussite!